Recherche |
L'article appartient à cette rubrique :
Conseils départementaux Rapport d’introduction au Conseil Départemental du 27 avril 2008mercredi 30 avril 2008 par Gérard Frydman
Saluons la mémoire d’Aimé Césaire et Germaine Tillon : des combattants inlassables pour les libertés, contre toutes formes d’oppression. Ils marqueront pendant longtemps tous ceux pour qui émancipation et libération ne sont pas des mots vains. La politique mise en oeuvre par ce gouvernement rencontre un rejet massif. Un an après l’élection présidentielle l’impopularité de Sarkozy atteint des sommets ; le premier ministre Fillon est aussi touché et, avec eux, l’ensemble du Gouvernement.
Les dernières annonces concernant la suppression de 600 euros par enfant sur les allocations familiales ; l’instauration de la franchise médicale ; la hausse de + 10% du gaz en 3 mois ; le transfert total de la prise en charge des lunettes de la Sécu vers les Mutuelles programmé par la ministre Bachelot ; le refus des patrons d’augmenter les salaires ; le prix de chaque plein d’essence, de chaque course pour la nourriture ; la part énorme que prend désormais le loyer ou les charges pour un locataire dans le public comme dans le privé plombent les revenus des familles. La situation du logement va encore s’aggraver avec la reforme du livret A. Devant cette situation les communistes invitent les citoyens à amplifier les luttes et à signer des lettres-pétition adressées au Président de la République pour exiger de répondre aux urgences sociales, démocratiques, humaines. Sur le plan international Sarkozy s’aligne totalement sur Bush, annonce à Londres, sans débat à l’Assemblée Nationale, l’envoi de nouvelles troupes en Afghanistan. Il fait intégrer la France dans l’OTAN ; il se taille sur mesure des institutions renforçant le régime présidentiel, le bipartisme. La santé, l’éducation nationale, les services publiques, le régime des retraites subissent une véritable offensive de démolition des conquêtes issues de la Libération, du programme du CNR, programme qui porte la marque des communistes. Le Médef le réclamait, le gouvernement s’apprête dans son dernier projet de loi sur « la modernisation du marché du travail » à sanctionner les chômeurs qui refuseraient deux « offres valables d’emplois », considérées comme « valables » à 70% du salaire et 2h de trajet de son domicile. Il instaure également la rupture du contrat de travail « à l’amiable » qui constitue une remise en cause du droit de licenciement. Ces mesures n’ont qu’un seul but : sous couvert de flexicurité, il s’agit d’accroître la flexibilité du travail pour tous les salarié-e-s et de faire accepter la baisse des salaires. Face à cette situation les mobilisations et résistances se développent : sans-papiers, retraités, pouvoir d’achat et salaires, code du travail, fonction publique, institutions démocratiques, système éducatif, santé, culture, audiovisuel public, OGM... Les travailleurs immigrés ne veulent plus raser les murs. Ils n’entendent pas être traités de clandestins alors qu’ils exercent honnêtement des métiers au service de la collectivité. Avec la CGT ils disent « assez ! », et viennent d’obtenir l’examen de 600 dossiers de régularisations.
La forme spectaculaire de l’action engagée ces jours-ci témoigne d’une nouvelle étape. Frappés sur le pouvoir d’achat et la protection sociale, les salariés, avec ou sans papiers, sont aujourd’hui portés à la solidarité en France et en Europe avec les travailleurs grecs des chantiers navals de Saint-Nazaire, en Roumanie avec les métallos de Pitesti qui produisent la Logan pour Renault et les sidérurgistes du site Arcelor-Mittal de Galati. Dans un appel pour les 15 et 24 mai, 18 organisations du secteur de l’Éducation souhaitent « poursuivre et amplifier les mobilisations en cours » contre un « budget désastreux pour 2008 ».
Ces luttes s’expriment en Isère :
La globalisation capitaliste provoque les émeutes de la faim qui éclatent un peu partout en ce moment sur la planète ; une globalisation qui, trop obsédée à servir les marchés, a oublié de nourrir les hommes ! Celle qui a entraîné les marchés dans une folle spéculation sur les denrées agricoles de première nécessité, au point de menacer aujourd’hui, aux dires de l’ONU, plus de trente pays de très graves déstabilisations. C’est dans ce contexte National, Européen, et Mondial que les communistes préparent leur congrès extraordinaire L’expérience démontre, et c’est encore le cas en Italie, qu’à chaque fois que la gauche ne répond pas aux exigences populaires, sociales, elle favorise le retour d’une droite plus dure, populiste, xénophobe, et violemment antisociale. A un moment où les forces de gauche sont de nouveau interpellées par le résultat favorable des élections municipales et cantonales pour ouvrir une alternative, ne perdons pas de vue cette donnée essentielle : ce dont les femmes et les hommes de Gauche ont besoin pour se rassembler, c’est un nouveau projet politique de changement, une perspective crédible de transformation sociale à vocation majoritaire, une nouvelle manière de faire de la politique qui leur ouvrent le plus rapidement possible une perspective de progrès social réel et de transformations profondes.
Depuis l’élection présidentielle, les communistes ont décidé de remettre sur le métier leurs conceptions, leurs pratiques, leur organisation. Ils tiendront un congrès national important en décembre 2008 qui permettra de confronter toutes les opinions qui sont en débat en son sein sans en exclure aucune a priori. Nous voulons franchir une nouvelle étape en ouvrant ce travail à toutes celles et tous ceux qui veulent s’y atteler avec nous.
Après une première assemblée extraordinaire tenue fin 2007, les communistes ont entamé leur réflexion autour de huit thèmes de travail : le bilan de la période politique écoulée, l’analyse de la mondialisation, la réflexion sur un nouveau type de développement, l’enjeu d’une nouvelle unité des dominés, la conception d’un nouveau projet, celle de nouveaux rassemblements, l’avenir du communisme, la conception du Parti et de son fonctionnement. Ces ateliers vont livrer au débat fin avril des premiers textes de réflexion qui seront publiés début mai.
Avant d’évoquer les prochains Rendez-vous, évoquons le dernier, celui de la foire de Beaucroissant avec une bonne organisation, une bonne participation militante, une bonne ambiance, un bon résultat financier et une centaine de signatures de la pétition en faveur de l’amendement CHASSAIGNE sur les OGM.
Vous avez sous les yeux le programme des débats :
Nous disposons pour ce Conseil Départemental les vignettes, deux mois avant la fête Pour la 5éme année consécutive, nous avons maintenu une vignette à 10€, avec un plateau artistique encore supérieur à 2007. Nous avons la responsabilité en tant que membre du CD, (direction politique de la fédération) de nous impliquer dans nos sections, pour la diffusion de la vignette. Pour atteindre le même niveau qu’en 2006, il faut diffuser 400 vignettes de plus qu’en 2007 ou nous avions la fête à peine 15 jours après les législatives. 400 vignettes c’est 4000€ de plus !
|
Le 1 mai nous serons dans le cortège avec le muguet traditionnel du PCF, les tracts, les drapeaux, les badges et des flyers de la Fête TA